ClimaFlora
Méthodologie

Un classement fondé sur des données distinctes.

ClimaFlora sépare ce qui relève de l’adaptation climatique, du sol, de la confiance dans les données et des informations descriptives. Cette séparation permet de conserver un classement lisible et d’éviter qu’une donnée intéressante mais non pertinente pour l’adaptation ne modifie artificiellement le score.

1. Le lieu, l’horizon et le scénario

La localisation choisie permet de construire un profil climatique pour aujourd’hui ou pour un horizon futur. Lorsque plusieurs trajectoires sont disponibles, le scénario sélectionné détermine les conditions utilisées pour l’analyse.

Les valeurs présentées pour une plante décrivent des plages documentées. Elles servent à situer le climat du lieu par rapport à l’enveloppe connue du taxon.

2. Compatibilité climatique

Plusieurs dimensions climatiques sont comparées séparément : températures, précipitations, saisonnalité, contraintes extrêmes et fonctionnement de la saison végétative. Cette dernière regroupe les degrés-jours au-dessus de 5 °C, la durée de la saison végétative et les précipitations reçues pendant cette saison, afin de ne pas compter trois fois le même signal biologique.

Pour les horizons futurs, ClimaFlora utilise la médiane d’un ensemble de 5 modèles climatiques CMIP6 distribués par CHELSA v2.1 (GFDL-ESM4, IPSL-CM6A-LR, MPI-ESM1-2-HR, MRI-ESM2-0 et UKESM1-0-LL). La dispersion entre modèles alimente l’information d’incertitude, séparée du score de compatibilité.

Une contrainte climatique clairement défavorable ne peut pas être compensée par une information descriptive favorable.

3. Compatibilité du sol

Le sol est évalué dans une couche distincte. ClimaFlora peut utiliser une estimation locale ou les valeurs renseignées par l’utilisateur. Une propriété n’intervient que lorsqu’une préférence végétale directement comparable est disponible.

Le score de sol complète l’analyse mais ne remplace pas le diagnostic d’une parcelle.

4. Données propres et données héritées

Les données propres d’un taxon sont toujours prioritaires. Lorsqu’un taxon inférieur ne possède aucune donnée utilisable, certaines informations peuvent être reprises de son espèce parente. L’interface indique alors « Données héritées de l’espèce » et réduit le niveau de confiance.

Aucune généralisation automatique n’est effectuée depuis le genre.

5. Confiance et inconnues

Le niveau de confiance dépend de la couverture et de la nature des données utilisées. Une information absente reste inconnue. ClimaFlora ne complète pas automatiquement une valeur simplement parce qu’une plante proche possède une donnée.

Cette distinction permet de lire séparément le score et la solidité de l’information qui le soutient.

6. Couches descriptives

L’origine géographique, les noms vernaculaires, les formes biologiques, les fonctions, les images et les informations horticoles servent à décrire, filtrer et comprendre les plantes.

Ces données n’améliorent jamais à elles seules la compatibilité climatique ou la compatibilité du sol.

7. Filtres et compteurs

Les filtres s’appliquent aux résultats disponibles sans recalculer le score scientifique de chaque plante. Les compteurs des facettes sont dynamiques : ils tiennent compte des autres filtres déjà actifs afin d’indiquer combien de plantes resteraient disponibles pour chaque choix.

Le mode d’affichage en grille, en liste ou par regroupement ne modifie pas le classement.

8. Indépendance et garde-fous

Les informations commerciales, les abonnements, la présence d’une image et la future fonction « Où acheter » restent séparés du classement. Des alertes réglementaires ou de sécurité peuvent en revanche signaler ou écarter une plante indépendamment de son score climatique.

Comment interpréter le résultat

ClimaFlora fournit une aide à la décision. Un bon résultat signifie que les conditions étudiées sont compatibles avec les données disponibles pour le taxon. Il ne constitue pas une garantie de survie ou de performance sur une parcelle donnée.